Travailleurs et travailleuses de
45 ans et plus
Histoire de mentalités
Surqualifié ou sous-qualifié? Trop âgé pour la
formation? Et trop âgé pour réintégrer un emploi?
N'y a-t-il pas, dans les milieux de travail, des
préjugés à l'égard des travailleuses et des
travailleurs plus âgés?
Préoccupée par la situation des travailleuses et
des travailleurs de 45 ans et plus,
Emploi-Québec s'est dotée d'une stratégie d'intervention
dans l'intention d'influencer certaines attitudes
qui ont cours dans les milieux de travail et dans les
services publics d'emploi. Il faut arrêter de
mettre à l'écart la main-d'œuvre plus âgée,
peut-on lire entre les lignes.
Cette stratégie vise deux grands
objectifs :
- éviter un éventuel déficit des compétences,
et
- combattre le chômage de longue durée chez les
personnes plus âgées.
Deux mots-clefs : mentorat et formation
continue
Encore trop peu d'employeurs font de la gestion
prévisionnelle de leurs ressources humaines. C'est
pourquoi Emploi-Québec leur demande d'adopter une
telle pratique de gestion le plus rapidement possible.
Ils doivent prévoir à moyen et à long terme les
départs à la retraite et préparer la relève par le
transfert des savoir-faire des travailleuses et des
travailleurs expérimentés.
« Nous devons nous aider mutuellement à prévenir
le danger de la perte d'expertise que peut
entraîner les départs massifs à la retraite comme
les PME vont en vivre », soutient la
ministre déléguée à l'Emploi, Mme
Agnès Maltais.
Et qui dit gestion prévisionnelle des ressources
humaines dit gestion des compétences. Il faut changer
les mentalités pour ce qui est de la formation
assujettie à l'âge. Emploi-Québec incitera les
employeurs à consacrer une part équitable de leur
investissement en formation à leur personnel de
45 ans et plus pour qu'il puisse s'adapter
aux besoins changeants du marché du travail.
L'aptitude à apprendre ne s'éteint pas avec l'âge.
En fait, apprendre tout au long de la vie est un droit
fondamental, pour tous, femmes et hommes et à tout
âge. C'est aussi une nécessité à notre époque.
Un gage d'employabilité en quelque sorte. Alors, à
vous de jouer!
« Les connaissances deviennent vite
dépassées et il faut les maintenir à jour »,
faisait valoir, à juste titre, le ministre d'État
à l'Éducation et à l'Emploi, M. Sylvain Simard,
au moment de rendre publique la
Politique
gouvernementale d'éducation des adultes et de
formation continue.
Un coup de main pour retravailler?
D'autre part, Emploi-Québec s'engage à
préparer et à faciliter l'accès à l'emploi des
chômeurs de 45 ans et plus qui veulent
réintégrer le marché du travail. Le document d'Emploi-Québec
intitulé Stratégie d'intervention à l'intention
des travailleuses et des travailleurs de 45 ans
et plus nous apprend que les plus âgés n'ont
pas profité autant que les plus jeunes de la baisse
du chômage. Pour bénéficier des mesures de
formation et des services d'aide à l'emploi,
consultez un agent d'aide de votre
centre
local d'emploi.
Place à la retraite progressive!
En outre, des travaux au ministère du Travail sont
envisagés en vue d'améliorer les incitations à la
retraite progressive (solution de rechange à la
retraite anticipée). De l'avis de plusieurs, la
retraite progressive permettrait de ne pas perdre
prématurément le personnel expérimenté. Pour la
travailleuse ou le travailleur, ça permet de
prolonger sa vie active et d'arriver à la retraite
en douceur.
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