La main-d'œuvre québécoise prend de l'âge
et la croissance démographique ralentit. Le nombre
important de travailleuses et de travailleurs qui
prendront leur retraite au cours des prochaines
années ne pourra être pleinement compensé par
l'embauche des jeunes. Alors que faire, sinon de
prendre les moyens nécessaires pour garder le
personnel en place le plus longtemps possible?
Tout un revirement, quand on sait que jusqu'à
tout récemment, le réflexe chez bon nombre d'employeurs
était d'encourager les plus âgés à prendre une
retraite anticipée.
Si les travailleuses et les travailleurs qui ont
actuellement entre 45 et 54 ans se retiraient
aussi tôt du marché du travail, c'est-à-dire
avant l'âge « normal » de la retraite,
cela pourrait créer d'éventuels problèmes de
remplacement.
La croissance de la population d'âge actif
ralentit. Déjà, les personnes de 45 à 64 ans
composent 38 % de cette population. Cette
proportion continuera de s'accroître pour atteindre
près de 45 % en 2010.
Pour prévenir les effets du vieillissement de la
main-d'œuvre sur le développement économique et
social du Québec, Emploi-Québec s'est dotée d'une
stratégie d'intervention à l'intention des
travailleuses et des travailleurs de 45 ans et
plus.
Dans cette stratégie, Emploi-Québec
s'engage à offrir plus de soutien aux employeurs en
ce qui concerne :
- la gestion prévisionnelle des ressources
humaines et la planification de la relève;
- les activités de formation ou de mentorat
permettant le transfert des connaissances vers les
plus jeunes;
- la mise à jour ou le développement des
compétences du personnel en place de toutes les
générations;
- la réorganisation globale du travail aussi pour
favoriser des mesures, comme la retraite
progressive et l'aménagement du temps de
travail, susceptibles de répondre aux besoins de
la main-d'œuvre vieillissante et des plus
jeunes qui recherchent l'équilibre
travail-famille.